La Crete


Info utiles
Argent
Euro
Décalage
été : +1h

horaire
hiver : +1h
Durée vol
3h30
Langue
grec moderne
Vaccins
non
Visa
non

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Grande crainte des crétois des répercutions de la guerre libyenne

La capitale grecque, Athènes a connu dernièrement des manifestations où les manifestants demandent la fermeture de la base de Souda ainsi que l’arrêt de la guerre en Lybie.

En effet, étant située à seulement 400 km de côtes africaines, l’île met sa base de Souda à la disposition des avions de l’Otan et des forces alliées depuis le 25 mars dernier.

Devant les allées et retours des avions des forces de l’Otan ainsi que le bruit assourdissant des mirages et des F16 qui traversent le ciel de l’île grecque, les crétois manifestent différemment leur étonnement, leur discrétion ou bien encore leur réserve ainsi que leur curiosité et même leur crainte face à ce phénomène peu habituel.

En effet, les crétois manifestent leur crainte essentiellement pour le secteur du tourisme qu’ils jugent à risque en raison de la guerre en Lybie. Ainsi, Nectarina, une employée expérimentée dans le secteur du tourisme a voulu exprimer sa crainte de la guerre libyenne et de ses répercutions  sur la Grèce et plus particulièrement sur la Crète «  C’est une vraie guerre, quoi qu’on en dise. Nous ne sommes donc pas à l’abri d’un effet boomerang. Je pense que le fait d’utiliser la position géographique de la Crète va se retourner contre nous. La Libye est à seulement 400 km, et, si les libyens se déchainent, ils ne nous épargneront pas. Les touristes risquent donc de s’affoler, alors que la Crète, première destination touristique grecque, aurait pu bénéficier de la défection du tourisme des pays arabes. »

Quant au célèbre compositeur grec  Mikis Theodorakis ainsi que d’autres crétois tentent toujours de faire pression sur leur gouvernement en vue de fermer la base de Souda. Mikis Theodorakis s’exprime « C’est le seul moyen de faire marche arrière et d’empêcher la Grèce de participer à des massacres humains et aussi de protéger la Crète. »

Les autorités grecques affirment pour leur part « Pour le moment, il n’y a pas de crainte à avoir car il n’y a pas de menace directe sur la Grèce. Le pays fournit une aide de support avec l’accès aux bases de l’Otan, mais n’est pas impliqué militairement dans l’opération. »

En outre, les crétois ne cessent d’exprimer leur crainte de l’arrivée des réfugiés et des immigrés clandestins qui empireront la situation déjà catastrophique de l’économie grecque. Toutefois, les autorités grecques ont préalablement pris conscience de ce phénomène et des dangers qui peuvent en résulter en faisant appel à l’agence frontex pour une meilleure collaboration de surveillance des côtes grecques. Un officier s’est exprimé «  Ce sont des missions de préventions qui sont en place jusqu’au 2 juin. Nous savons que la région est sensible et qu’il faut collaborer avec les garde-côtes grecs, qui ont déjà renforcé leurs patrouilles. Jour et nuit, nous longeons la côte crétoise pour dissuader toute tentative d’entrer par cette nouvelle brèche en Europe. »

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